Lundi 21 avril 2008
Assise sur le perron de la maison, elle l’attend. Elle ne veut pas penser au pire. Lorsqu’il a reçu son ordre de
mobilisation, elle a su qu’il allait partir, là-bas, au milieu de nulle part, pour se battre contre l’ennemi, des hommes comme lui qui doivent tuer pour sauver la patrie.
Maxime et Lison ont presque grandi ensemble. Un jour, leur jeux sont devenus ceux des adultes. Ils se sont jurés, un après midi de juillet, un amour éternel sous le vieux chêne qui domine le village, en haut de la colline.
Lison, dix huit printemps, n’est encore qu’une enfant,. Elle va être mère, un petit être s’agite dans son ventre bien rond. Elle le caresse et lui parle, pour chasser de son esprit l’angoisse qui l’envahit chaque jour. Les larmes embuent ses yeux, elle frissonne. L’air devient plus frais, la nuit tombe, une nuit sans étoiles, noire comme l’encre.
La mère de Lison à préparé une soupe épaisse faite de haricots, de lard, de carottes et de pommes de terre. En ces temps de guerre, la nourriture se fait rare, seul ceux qui possèdent un petit potager, quelques poules, un cochon ou deux peuvent encore manger à leur faim.
La jeune femme sent soudain une douleur fulgurante. Un cri lui échappe, un liquide chaud s’écoule entre ses jambes. La mère comprend que le travail a commencé. Le bébé naîtra cette nuit, il faut tout préparer et attendre.
Un bruit de galop au dehors, des coups à la porte. Le père ouvre, un officier lui tend une missive, salue et remonte en selle. Accompagné de deux soldats ils disparaît dans la nuit lugubre.
Le père fébrilement déplie le papier, met ses lorgnons et lit. Il s’assoit, une grande lassitude l’envahit. Soudain un cri aigu le fait sursauter, l’enfant vient de naître.
Maintenant il doit aller trouver sa fille pour lui dire que le petit ne connaîtra pas son père.
Maxime et Lison ont presque grandi ensemble. Un jour, leur jeux sont devenus ceux des adultes. Ils se sont jurés, un après midi de juillet, un amour éternel sous le vieux chêne qui domine le village, en haut de la colline.
Lison, dix huit printemps, n’est encore qu’une enfant,. Elle va être mère, un petit être s’agite dans son ventre bien rond. Elle le caresse et lui parle, pour chasser de son esprit l’angoisse qui l’envahit chaque jour. Les larmes embuent ses yeux, elle frissonne. L’air devient plus frais, la nuit tombe, une nuit sans étoiles, noire comme l’encre.
La mère de Lison à préparé une soupe épaisse faite de haricots, de lard, de carottes et de pommes de terre. En ces temps de guerre, la nourriture se fait rare, seul ceux qui possèdent un petit potager, quelques poules, un cochon ou deux peuvent encore manger à leur faim.
La jeune femme sent soudain une douleur fulgurante. Un cri lui échappe, un liquide chaud s’écoule entre ses jambes. La mère comprend que le travail a commencé. Le bébé naîtra cette nuit, il faut tout préparer et attendre.
Un bruit de galop au dehors, des coups à la porte. Le père ouvre, un officier lui tend une missive, salue et remonte en selle. Accompagné de deux soldats ils disparaît dans la nuit lugubre.
Le père fébrilement déplie le papier, met ses lorgnons et lit. Il s’assoit, une grande lassitude l’envahit. Soudain un cri aigu le fait sursauter, l’enfant vient de naître.
Maintenant il doit aller trouver sa fille pour lui dire que le petit ne connaîtra pas son père.
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